Compostelle, un témoignage

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Depuis de nombreuses années, on parle souvent du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Mais qu’est ce que cela implique et pourquoi le faire ?

Marcel, l’un de nos amis, a tenté l’expérience et est parti à Saint Jacques de Compostelle par la route de Vézelay en 2008. Il vous livre son témoignage.

Partir en pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle

On ne décide pas de partir comme çà, sur un coup de tête. On part soit par conviction, soit par envie de relever un défi, soit simplement pour découvrir la nature par la randonnée. Si je suis parti, c’est pour le côté physique, tout en me donnant une ligne de conduite: respecter les règles du pèlerinage et son parcours. J’en avais envie depuis plusieurs années.

Une bonne préparation ...

Physiquement, un bon randonneur n’éprouvera pas de difficulté sur le parcours, mais on est confronté certains jours à de gros dénivelés, à des paysages monotones, lassants et surtout aux conditions météo, pas toujours clémentes !!! Pour notre pèlerinage (nous étions trois), sur les 8 semaines de marche, 5 l’ont été sous la pluie ou averses avec des températures parfois très fraîches. L’état des chemins, les blessures (ampoules, tendinites) peuvent décourager plus d’un pèlerin qui n’est pas prêt dans sa tête.

La préparation physique, c’est bien, mais la préparation psychologique est la plus importante. On doit s’imprégner de l’esprit pèlerin et se dire que ce n’est pas une randonnée du dimanche et que tout n’est pas écrit ou prévisible !!

De jour en jour

Tous les jours, il faut bien préparer son parcours, avec un bon topo-guide, savoir où l’on trouvera à manger, à boire (et oui, en France, on ne trouve pas facilement des épiceries ou bars ouverts et presque plus de fontaines avec de l’eau potable. L’eau se trouve aux robinets des cimetières !!!!). Par contre, en Espagne, le topo-guide ne servira pratiquement pas, tant les parcours sont fléchés.

Tant en France qu’en Espagne, aucun souci pour trouver un gîte pour passer la nuit.

Chaque jour apporte son lot de découvertes et de surprises. Les contacts avec les gens sont exceptionnels, tant le long du chemin que dans les hébergements. Tout le monde s’ouvre et les échanges sont superbes. En France, le gîte chez le particulier est très intéressant car on partage la soirée avec nos hôtes. En Espagne, au contraire, le gîte est un grand rassemblement de pèlerins (entre 10 et 80 personnes). Les échanges, même avec la barrière des langues, sont enrichissants et on voudrait que cela ne s’arrête pas.

Rencontres inattendues

Les anecdotes, tous les jours il y en eût. Impossible de toutes les décrire. C’est dans un coin de notre mémoire, à jamais gravées !!

Comme cette rencontre inattendue à Saint Jean Pied de Port avec Didier et Véronique, des amis de longue date, connus à Molières. Exceptionnel comme moment.

Super aussi, ces deux jeunes italiens qui faisaient huit jours sur le pèlerinage et qui marchaient sans sac à dos. Après une discussion franco-italienne et remarquant nos imposants sacs (13 kg), ils nous ont demandé, en insistant, de prendre nos sacs pour savoir l’effort que cela engendrait. Surpris par le poids, ils ont tenu, à tout prix, finir l’étape du jour avec nos sacs.

Partir vivre son rêve

On ne revient pas « intact » d’un tel voyage. On change obligatoirement, tellement c’est grand. En 60 jours de marche, on a le temps de penser, de faire le vide, de rencontrer l’autre.

Si vous avez envie de partir sur ces chemins, imprégnez vous bien de l’esprit du pèlerin, même si vous n’êtes pas croyant, faites quelques dizaines de kilomètres d’entraînement, fixez vous une date de départ, même éloignée (impératif si on veut être sûr de réaliser ce rêve), et puis partez !!!

Une phrase m’a aidé à partir « Ne rêves pas ta vie, mais vis ton rêve ».

ULTREIA !!!

Marcel

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